LE POUVOIR DES HISTOIRES, LA RIGUEUR DE CEUX QUI LES CONSTRUISENT.
Il existe des entreprises qui se constituent par addition de métiers, au fil des opportunités. Et puis il existe des structures dont les différentes activités procèdent d’une même conviction. Otago appartient à cette seconde catégorie.
Avant d’être une maison d’édition, une agence éditoriale ou une société de production audiovisuelle, Otago est né d’une idée simple : une histoire n’existe véritablement que lorsqu’elle trouve sa forme, son public et les moyens de durer.Un texte, un livre, un documentaire, un film, une collection, une parole d’entreprise ou le récit porté par une institution relèvent de supports différents, mais posent au fond les mêmes questions : qu’avons-nous réellement à raconter ? À qui ? Sous quelle forme ? Avec quelle exigence ? Et comment transformer une matière, une intuition ou un savoir en un contenu suffisamment juste, solide et singulier pour traverser le bruit ambiant ?
C’est autour de cette culture du récit qu’Otago s’est construit. La société Otago est constituée depuis 2015 ; Otago Productions vient compléter cette architecture en 2017 avec une activité dédiée à la production de films et de programmes audiovisuels. Mais ces dates disent finalement moins de choses que la continuité qui relie les deux entités : d’un côté, Otago Édition travaille la matière, le sens, l’écriture et la propriété intellectuelle ; de l’autre, Otago Productions transforme les récits en images, en expériences et en objets audiovisuels. Entre les deux circule une même méthode.
UNE PREMIÈRE CULTURE : CELLE DU TEXTE, DE L’AUTEUR ET DU TEMPS LONG
Chez Otago, tout commence probablement là : dans la conviction qu’un contenu sérieux se construit avant de se diffuser.
C’est le territoire d’Otago Édition. Mais le terme « édition » ne doit pas être compris dans son sens le plus étroit. L’activité couvre une chaîne éditoriale beaucoup plus large : conseil et stratégie éditoriale, coordination de projets, rédaction et écriture, propriété littéraire et artistique, traduction, droits étrangers, communication, agence littéraire et formation. Le principe affiché est celui d’un accompagnement qui va de la conception à la fabrication et du « savoir-faire » au « faire savoir ».
Cette largeur de champ est importante, parce qu’elle dit quelque chose de la manière dont Otago envisage son métier. Un contenu n’est jamais considéré isolément. Il appartient à un catalogue, à une marque, à une trajectoire d’auteur, à une stratégie de diffusion, à une économie et parfois à un patrimoine. Il faut savoir l’écrire, bien sûr, mais également le positionner, l’éditer, le traduire, le protéger, le fabriquer et lui permettre de rencontrer ses lecteurs.
Otago Édition intervient ainsi aussi bien sur les enjeux de stratégie et de valorisation de catalogues que sur la coordination éditoriale d’ouvrages — manuels, beaux-livres, documents, essais, romans, ouvrages pratiques ou publications liées au sport et aux loisirs. Son activité en traduction et en droits étrangers s’appuie par ailleurs sur un réseau d’agents annoncé dans plus d’une vingtaine de pays.
Et lorsque l’agence littéraire Otago formule sa philosophie, elle revient à une expression qui pourrait presque servir de principe fondateur à l’ensemble du groupe : « Story Power ». La priorité est donnée aux histoires, aux écritures capables de porter des univers singuliers et à la capacité de trouver pour chacune d’elles le bon environnement éditorial.
Cette culture du livre n’est donc pas seulement un métier parmi d’autres. Elle constitue une discipline. Celle du temps long, de la vérification, de la structure, de la cohérence, du choix des mots et du respect de la propriété intellectuelle. Autrement dit, tout ce qui permet à une idée de ne pas rester une idée.
PUIS L’IMAGE : NON PAS COMME UNE RUPTURE, MAIS COMME UNE EXTENSION NATURELLE
À un certain moment, raconter ne peut plus signifier seulement écrire.
Le mouvement qui mène à Otago Productions est ainsi moins un changement de métier qu’un changement d’échelle narrative. Après plusieurs collaborations sur des films destinés notamment à Ciné+ Classic, Ciné+ Frisson et OCS, Guillaume Lebeau et Benjamin Clavel créent Otago Productions avec l’ambition de développer des univers dans différents formats audiovisuels. La société revendique depuis l’origine un territoire allant du documentaire aux courts et longs-métrages, auquel se sont ajoutés films de marque et institutionnels, captations et formats originaux.
Là encore, l’enjeu n’est pas simplement de « produire de la vidéo ». Il est de savoir raconter avec l’image avec la même précision que l’on raconte avec les mots.
Cette exigence s’est confrontée très tôt aux standards de diffuseurs installés. Le catalogue public d’Otago Productions fait apparaître, entre autres, Make Horror Great Again, The King, l’Amérique de Stephen King, Nouvelle Vague, le manga fait son évolution, Apocalypse Nolan, Cinémiam !, Pas de bras, pas de cinéma ? ou encore Des animaux et des hommes, pour des diffuseurs tels que Canal+ et Ciné+. La société est également référencée par Unifrance comme producteur délégué avec une filmographie dédiée.
Ce parcours compte, parce qu’il installe une réalité derrière le discours de marque. Le cinéma et le documentaire ne sont pas chez Otago des références esthétiques empruntées au vocabulaire de la communication : ils constituent une pratique professionnelle éprouvée.
Et c’est précisément cette expérience qui est ensuite mobilisée lorsqu’Otago travaille pour des entreprises ou des institutions. La société revendique une expérience documentaire pour des chaînes telles qu’OCS, 13e Rue, Ciné+ ou France 3, et cite parmi ses références de contenus audiovisuels des acteurs tels que KPMG, Groupama, MMA, Canal+, Ciné+ ou C8.
Le passage du documentaire au film institutionnel ne signifie donc pas l’abandon du récit au profit du message : il consiste au contraire à appliquer aux organisations les méthodes narratives habituellement réservées au cinéma.
C’EST ICI QUE LES DEUX OTAGO DEVIENNENT UN GROUPE
Car l’intérêt véritable de cette architecture apparaît dans l’espace situé entre les deux métiers.
Un projet peut commencer par un texte et devenir un film. Une expertise peut donner naissance à une collection, puis à une série de contenus. Un catalogue peut devenir un patrimoine narratif à réactiver. Une entreprise peut avoir besoin d’un livre, d’un documentaire, d’une stratégie éditoriale et d’une série de films sans avoir à reconstruire, à chaque étape, son histoire avec un nouveau partenaire. Un auteur peut évoluer entre littérature et scénario. Une institution peut disposer d’une matière documentaire considérable mais manquer de la structure narrative qui permettra de la transmettre.
Otago Édition sait organiser la matière. Otago Productions sait la mettre en scène.
L’une connaît la chaîne du livre, les auteurs, la rédaction, les droits, la traduction, la fabrication et les logiques de catalogue. L’autre connaît l’écriture audiovisuelle, la préparation, la production, le tournage, la postproduction et les contraintes de diffusion. Et parce que les deux appartiennent au même environnement, elles peuvent intervenir non pas successivement, mais en continuité.
Cette transversalité existe concrètement dans les projets présentés par le groupe. Otago cite par exemple un accompagnement des Éditions 4trainer mêlant traduction, coordination éditoriale et fabrication, photographie, création de contenus et films promotionnels. Son département audiovisuel revendique explicitement sa collaboration avec l’activité édition pour maîtriser différentes formes de narration visuelle.
C’est sans doute là que réside l’un des actifs les plus singuliers d’Otago : la capacité à penser un contenu avant de penser son support.
Le livre n’est pas nécessairement le point d’arrivée. Le film non plus. Ce qui compte d’abord est l’histoire, le savoir ou le patrimoine que l’on souhaite transmettre ; viennent ensuite le choix du format, l’architecture des contenus, les modalités de production et les canaux de diffusion.
UNE STRUCTURE À TAILLE HUMAINE, MAIS CONFRONTÉE AUX EXIGENCES DES GRANDS ACTEURS
Otago n’a jamais cherché à construire sa crédibilité par la taille. Elle se construit par la nature des projets auxquels le groupe se confronte et par le niveau d’exigence nécessaire pour les mener.
Travailler avec des chaînes de télévision, des auteurs, des éditeurs, des groupes privés ou des acteurs publics impose des disciplines très concrètes : maîtrise des droits, engagements contractuels, budgets, calendrier de fabrication, sécurité des productions, qualité technique des livrables, continuité éditoriale, responsabilité des équipes et capacité à rendre compte.
Cette aptitude à répondre à des cadres institutionnels se retrouve encore récemment dans la commande publique. En 2025, Otago Productions figure ainsi parmi les lauréats de plusieurs lots d’un accord-cadre du Conservatoire du littoral consacré aux prises de vue et au montage pour le programme européen LIFE Adapto+, projet lié à l’adaptation des espaces littoraux au changement climatique. L’avis officiel d’attribution identifie Otago Productions comme lauréat sur quatre des cinq lots géographiques concernés.
La notion de responsabilité s’étend également progressivement aux conditions mêmes de production. Otago Productions est référencé par Ecoprod et y décrit une démarche visant à intégrer l’écoresponsabilité aux différentes étapes des productions : réduction des déplacements et consommations, recours aux équipes locales et aux transports mutualisés, réemploi, location, limitation des impressions et attention portée à la diffusion numérique.
Ces éléments ne constituent pas une histoire parallèle au projet créatif. Ils en sont désormais une condition. Produire sérieusement aujourd’hui signifie être capable de conjuguer ambition narrative, maîtrise opérationnelle et responsabilité.
AU FOND, OTAGO NE PRODUIT PAS SEULEMENT DES CONTENUS. IL CONSTRUIT LEUR CONTINUITÉ.
C’est probablement ainsi qu’il faut comprendre le groupe.
Otago est suffisamment proche de la création pour connaître la fragilité d’une idée à ses débuts ; suffisamment proche des auteurs pour savoir qu’une voix ne peut pas être remplacée par une recette ; suffisamment familier de l’édition pour mesurer l’importance d’un mot, d’un droit ou d’un catalogue ; suffisamment aguerri aux tournages et aux diffuseurs pour connaître la différence entre une intention et un film réellement livré ; suffisamment engagé auprès des entreprises et des institutions pour savoir qu’un récit doit aussi servir une stratégie et rendre compte d’une réalité.
Cette combinaison fait d’Otago un groupe de création, mais également un groupe de méthode.
Son sérieux ne repose donc pas sur une volonté d’apparaître institutionnel. Il vient d’autre chose : de plusieurs années passées à transformer des histoires en objets concrets ; de la confrontation à des métiers où l’approximation coûte cher ; de relations avec des auteurs, des éditeurs, des diffuseurs, des entreprises et des acteurs publics ; et d’une organisation capable de suivre un projet depuis les premières lignes d’un texte jusqu’aux dernières images d’un film.
Dans un paysage où les contenus se multiplient à mesure que leur durée de vie diminue, Otago défend finalement une position assez simple : produire moins de bruit et davantage de sens.
Trouver l’histoire juste.
Lui donner une architecture.
Choisir le bon langage.
La fabriquer avec exigence.
La protéger.
La faire circuler.
Et lui permettre, lorsque cela est possible, de passer d’un média à l’autre et d’une génération de publics à la suivante.
C’est ce qui unit Otago Édition et Otago Productions.
Deux métiers, deux cultures professionnelles, deux chaînes de fabrication — mais une seule conviction : les histoires ont du pouvoir lorsqu’on leur donne les moyens d’en avoir.
Story Power.

